STEPHEN LUNGU
Il attend de longues heures, une mère qui ne reviendra jamais.Rejeté par sa mère, Stephen a peur. Une question lui taraude l’esprit: Qu’a-t-il fait de mal pour mériter ça? A partir de ce moment, Stephen commencera à se haïr.
Stephen, jeune Africain, né en 1942 au Zimbabwe, a enduré toutes les souffrances. L’apartheid, la violence physique ou verbale ont été le lot quotidien de ce jeune garçon qui a grandi dans la rue. Il dormait sous des ponts et ses repas provenaient des poubelles des blancs.
Stephen ne voyait pas d’issue à son malheur. Sa vie était détruite, avant même qu’elle ne soit commencée. “Ma mère me détestait. Mon père me détestait. Je me détestais aussi. Je n’étais utile à personne et n’avais plus le courage de vivre davantage.” p. 42. Arrivé à l’âge de l’adolescence, la violence était son moyen de communication et son gang était son seul refuge. Tuer les blancs, les envahisseurs était le credo de son gang.
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